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Contrat territorial d’exploitation

jeudi 25 février 1999, par CDMP

Contrat territorial d’exploitation : répondre aux attentes des éleveurs

La mise en place des Contrats territoriaux d’exploitation issus de la Loi d’orientation agricole ne peut ignorer une zone aussi sensible que le Marais Poitevin. Pour autant, l’intérêt exprimé par M. Glavany, ministre de l’Agriculture, pour un C.T.E Marais Poitevin « doté d’un volet spécifique zones humides » doit se concrétiser en prenant en compte les éléments d’analyse qui émanent des acteurs locaux les plus fortement impliqués.

De grandes inquiétudes subistent aujourd’hui quant à la mise en œuvre d’un C.T.E. qui viendrait se substituer aux actuelles *mesures agri-environnementales.

Chacun sait que le budget alloué à ces opérations reste très insuffisant, comme l’a relevé le Rapport Simon. Or, les modalités de financement des C.T.E, telles qu’elles se profilent actuellement, ne peuvent conduire qu’à une véritable dilution des moyens disponibles, au lieu de renforcer le soutien aux prairies naturelles humides du marais.

La Coordination pour la défense du Marais Poitevin renouvelle donc son exigence de décisions qui prennent sérieusement en compte les attentes exprimées avec netteté par les éleveurs eux-mêmes, dans l’ensemble du Marais Poitevin. Elle rappelle que ceux-ci ont été associés, tout comme la Coordination, à la réflexion lancée et animée depuis plusieurs mois sur ce sujet par Mme Perrin-Gaillard, députée de Niort.

De ce travail commun, il ressort la nécessité d’harmoniser les dispositions des futurs C.T.E. sur l’ensemble de la zone et donc dans les 3 départements concernés par le Marais Poitevin.

Les axes fondamentaux à développer sont identifiés comme suit :

dégager les moyens d’une valorisation suffisante des prairies naturelles (à la hauteur d’environ 2 000 F/ha, ainsi que le préconise le Rapport Simon), ainsi que des aides significatives à la reconversion des terres labourées.
garantir la pérennité de ces mesures.
revenir à une gestion hydraulique appropriée au maintien de la zone humide et des prairies.
accorder, dans le système actuel de quotas de production, de nouveaux droits à produire pour permettre la valorisation du territoire.
privilégier une production de qualité, dotée d’un label distinctif.