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Assemblée générale du P.I.R

jeudi 4 février 1999, par CDMP

Assemblée générale du P.I.R. : vieilles lunes et fausses pistes !

La récente assemblée générale du syndicat mixte du Parc Inter-régional du Marais Poitevin a été l’occasion, pour les responsables de cet organisme, de manifester des capacités d’ « innovation » en vérité très surprenantes.

En effet, en guise d’idées nouvelles, vieilles lunes et fausses pistes étaient plutôt au rendez-vous. Qu’on en juge :

De grands espoirs sont ainsi placés dans le « Grand Site » naguère octroyé par Corinne Lepage, à titre temporaire, pour la période 1996-98.

Il a été pourtant amplement démontré qu’il s’agissait d’une étiquette dépourvue du moindre contenu, et depuis, les services de l’Etat ont bien sûr abandonné toute référence à ce fantôme.
Mais il sera dit que du fond des oubliettes dans lesquelles il a sombré, ce « Grand Site » doit demeurer parmi les fers de lance de la communication du P.I.R.

Mieux encore, la porte serait désormais ouverte à la reconversion du P.I.R. en un nouveau Parc Naturel Régional. L’avenir consisterait donc à réinventer un paravent de la même eau sans doute que celui que l’on a connu entre 1979 et 1996, et dont le bilan calamiteux suffit à dire tout l’intérêt.

On aurait préféré voir les représentants des Conseils Régionaux et des Conseils généraux, qui conservent jalousement le pouvoir de décision au sein du syndicat mixte, se saisir des conclusions éclairées du Rapport Simon.

Sont-ils prêts à s’engager, par exemple, sur le relèvement des niveaux d’eau dans le Marais, pour préserver le caractère de zone humide de notre éco-système ?
Après avoir si largement soutenu le développement des cultures irriguées, reprennent-ils à leur compte l’objectif de réduction de 30 % des prélèvements d’eau dans le bassin versant ?
A quel hauteur chacun des décideurs-financeurs entend-il s’engager, pour enfin soutenir dignement la contribution des éleveurs sur prairies naturelles à la sauvegarde du paysage et de l’environnement maraîchin ?

Mais non, ces questions ne sont décidément pas celles dont il faut débattre dans une assemblée générale du Parc Inter-régional. Car ces gens-là préfèrent d’évidence les effets d’annonce qui sonnent le creux, au travail de fond sur des mesures dont l’urgence reste pourtant entière.