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Pas de gestion équilibrée de la ressource en eau

vendredi 24 mars 2006, par CDMP

Pas de gestion équilibrée de la ressource en eau sans prise en compte de la préservation des milieux naturels aquatiques et des zones humides

Les pluies de ce mois de mars semblent adoucir les inquiétudes de la sortie de l’hiver. En réalité, la situation de déséquilibre entre la ressource en eau disponible d’une part, et la consommation liée aux différents usages d’autre part , n’est pas réglée sur le fond. Cela amène nécessairement à s’interroger sur les dispositions à mettre en œuvre pour éviter de répéter ce qui s’avère être, année après année, une crise chronique.

Aucune information n’a véritablement filtré à ce jour sur les règles de gestion que le Préfet de la Vendée entend arrêter pour garantir une gestion économe et responsable de l’eau dans le département.

La Coordination pour la Défense du Marais Poitevin tient cependant à rappeler un principe simple qui doit guider la prise de décision dans un objectif de gestion équilibrée de la ressource en eau.

Il ne saurait y avoir de gestion équilibrée de cette ressource sans prise en compte de l’impératif de préservation des milieux naturels aquatiques et des zones humides. Les outils réglementaires comprennent la fixation de niveaux-seuils déclenchant successivement des alertes, puis des restrictions partielles ou totales des prélèvements dans les eaux superficielles comme dans les nappes.

La Coordination pour la Défense du Marais Poitevin réaffirme que l’exploitation des nappes phréatiques contribuant à l’alimentation en eau du Marais, doit cesser lorsque ce dernier commence à se vider dans ces nappes, fonctionnant alors à rebours de leur régime ordinaire.

Ce principe a été approuvé par un vote largement majoritaire de la Commission Locale de l’Eau du bassin Sèvre-Niortaise et Marais-Poitevin, commission au sein de laquelle sont représentés les élus des trois départements concernés, dont la Vendée.

Cette règle de conduite, qui découle directement de la loi sur l’eau, doit impérativement guider la fixation des seuils, à l’inverse de ce qui s’est fait jusqu’à présent en les déterminant sur la foi des seules préoccupations socio-économiques d’un secteur minoritaire du monde agricole.

Des propositions chiffrées de seuils de protection des milieux ont été établies sur la base de ce principe, et transmises aux décideurs. Elles peuvent donc s’appliquer dès cette année.

Les besoins en eau garantissant le bon fonctionnement des milieux aquatiques et des zones humides ne peuvent être indéfiniment ni impunément ignorés.« »